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REGISTRES DU BUREAU
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[i567]
nous octroyez par le clergé de nostre royaulme, ainsi comme il est amplement contenu et declairé par l'edict sur ce faict'5', lequel a esté leu et publié en noz Courtz de Parlement, Chambre de noz Comptes et des Aydes, et par la procuration specialle que nous.cn avons faict expedier pour cestuy effect à noz amez et feaulx, les premier et second presidens de nosd. Comptes, tresorier general de noz finances aud. pays '6'. Et pour ce que nosd. affaires requierent que nous soyons promptement secouruz des deniers que esperons recouvrer par le moyen de lad. vente ct alienation, nous avons bien voullu vous escripre la presente pour vous requerir que acceptez lad. vente qui vous sera faicte par nosd. procureurs'7', et donnez ordre de faire recouvrer le plus tost que faire ce pourra la constitution dc rente particuliere, pour la seureté desquelles, oultre ce qui vous sera vendu et aliéné, comme dit est, vous obligerez le dommainc et revenu patrimonial de lad. Ville, la somme de neuf cens quatre vingtz seize mil livres, et icelle faire delivrer au tresorier de nostre Espargné, à mesure qu'elle sera receue de noz bons ct loyaulx subjeetz habitans de nostred. Ville, ou autres qui vouldront acquerir d'icelles rentes, et à ce ne faictes faulte, car tel est nostre plaisir. Donné à Paris, le premier jour de Juing mil vclxvn."
Signé : CHARLES. Et au dessoubz : de L'Aubespine.
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salpeslres, pouldres, boulletz' ct pieces d'artillerye neufve, et remontage des autres estans dans icelles places ''', que pour la soulde el payement de plusieurs gens de guerre que avons faict mectre dc creuë '2' et renfort dedans nosd. places de noz pays et provinces de Piedmont, Daulphiné, Bourgongne, pays dc Messin, Champaigne'3' et Picardie. Et pour ce que à present nous sommes deuement advertis que lesd, princes et potentatz, non seullement entretiennent lesd, forces, mais les augmentent de jour en autre, et sc veullent acheniyner en armée grosse et puissante par plusieurs pays et provinces voisines et contigues des nostres '4', nous avons résolu de faire nouvelles levées dc gens de guerre à pied et à cheval pour fournir noz susd, places fortes, et icelles munir de vivres ct toutes choses requises pour la seureté et deffense d'icelles, en sorte que, moyennant la grace de Dieu, il n'en adviendra aucune perte ny inconvenient. Et pour cc que noz finances de l'année presente ne peuvent porter et satisfaire les despenecs qu'il nous a convenu et convient faire pour les causes dessusd., à cause des autres grandes charges que nous avons à supporter en cested, année, et que neantmoings ne voullons surcharger noz subjeetz de nouvelles tailles et creues, nous avons ordonné vous estre faict vente et alienation à rachapt perpétuel de la somme de quatre vingtz trois mil livres tournois dc rente, tant sur noz dommainc et aydes que sur les deniers à
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"tenir main que les ouvraiges soient bien diligentez el. l'argent bien et utillement employé aux choses plus necessaires sans perdre une seulle heure de ceste belle sayson*. Au mois de juin, Calherine de Médicis, dans une lettre à la duchesse de Nemours, annonça son intention de -.faire nostre voyage en Picardie et voir les places qui se font achever-. Lo voyage en question ne s'accomplit qu'an mois d'août suivant. (H. de la Ferrière, Lettres de Catherine de Médicis, t. 111, p. 8, 17, 32, 4i.)
t1' Le contrat d'aliénation, encore plus explicite au sujet des dépenses nécessitées par la mise en état de défense des places fortes, dit, en ce qui concerne le remontage des pjèces de canon, quc «les affustz, par la longue espace de temps qu'ilz ont servy, estoient totalement pourriz». (Archive! nationales, Parlement de Paris, X1* 8626, fol. 5 i 3 r°. )
(!) D'après Agrippa d'Aubigné (éd. de Rubie, t. II, p. 228), "toutes les compagnies entretenues furent accreues d'un tiers, et puis on vit naistre la levée de six mille Suisses-. Castelnau dit à ce propos dans ses Mémoires (édit. Michaud et Poujoulat, t. IX, p. 5i4) «que l'amiral de Chastillon persuada an prince de Condé et à ceux de sa religion que les recrues des compagnies de gens de pied et la levée des Suisses n'estoient à autre fin que pour ruiner les huguenots, au mesme temps que l'armée espagnole arriveroit en Flandre r,.
W Calherine de Médicis mandait, le 2 juillet, à M. de Humières, gouverneur de Péronne, que l'ordre avait été donné de «renforcer ung peu les garnisons du cousté de Champaigne, jusques à ce que l'on ayt veu que deviendront tant do préparatifs qui se font en Luxembourg où les Espaignolz marchent-. (H. de la Ferrière, Lettres de Catherine de Médicis, t. III, p. 4i.)
W Charles IX fait allusion au passage en Franche-Comté d'une armée espagnole que le duc d'Albe conduisait dans les Flandres.
(-) L'édit qui ordonna l'aliénation à l'Échevinage parisien do 5o,ooo livres de rente sur le domaine royal et les aides, et de 3o,ooo livres sur la subvention accordée au Roi par le cle.gé, au capital de 996,000 livres, fut rendu à Saint-Maur le 20 mai 1567 et enregistré au Parlement le 3o mai. (Archives nationales, Parlement de Paris, Ordonnances, X'° 8626, fol. 5i3 r°.)
(-> En vertu de lettres de procuration délivrées le 31 mai 1667, Charles IX donna pleins pouvoirs pour passer le contrat de constitution de rente à Antoine Nicolaï et Guillaume Bailly, présidents de la Chambre des Comptes, à Jean de Neufville, s' de Chantelou, trésorier de France à Paris, et à Jean Lefevre, général des finances. (Ibid., fol. 5ig r°.)
O Le contrat avec l'Echevinage fut passé le 14 juin 1567 Par Antoine Nicolaï et Jean Lefevre, en l'absence de Guillaume Bailly et de Jean de Neuville, et ratifié par lettres patentes du 20 juin 1567, enregistrées le 23 juin. (Ibid., fol. 5i3 r°, 522 v°.) ■•
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